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01 Mars 2017
Interview : Mariana Ramos, l’âme et la voix du Cap-Vert
Interview : Mariana Ramos, l’âme et la voix du Cap-Vert

# Interview : Mariana Ramos, l’âme et la voix du Cap-Vert

Cesaria Evora a donné l’élan et les femmes capverdiennes se sont mises à chanter. Le Cap Vert peut maintenant compter sur l’irradiante Mariana Ramos. Retrouvez son interview...

Cesaria Evora a donné l’élan et les femmes capverdiennes se sont mises à chanter. Le Cap Vert peut maintenant compter sur l’irradiante Mariana Ramos pour poursuivre, avec élégance et générosité, le chemin tracé par la diva aux pieds nus. Récompensée au Cabo Verde Music Awards 2016 au titre de la meilleure interprète de Morna, cette franco-capverdienne propose dans son dernier opus « Quinta », l’âme du Cap-vert. Voix et musique s’unissent et swinguent avec la vie pour nous proposer un voyage musical d’une extrême douceur, le samedi 11 mars à l’Espace Canal des 2 Mers / 21h... rencontre

- Mariana Ramos, pouvez-vous me raconter votre parcours ?

J’ai baigné dans tous les styles de musique depuis mon enfance. A l’âge de 16 ans, j’ai intégré divers orchestres et exploré différents styles musicaux avant de revenir à mes racines, la musique traditionnelle cap-verdienne. J’ai souhaité proposer une musique plus moderne avec de nouvelles sonorités et explorer ce beau mélange de culture brésilienne, américaine, africaine et européenne que l’on retrouve dans mon dernier album « Quinta ».

- On vous désigne, à juste titre, comme la digne fille spirituelle de Cesaria Evora tant aimée en France. Quels sont vos liens avec la reine de la Morna ?

Elle a été découverte ici, grâce à la France. Cesaria, mes parents la connaissaient. Ils me parlaient d’elle et de sa très belle voix. Mon père Toy de Bibia guitariste du groupe Voz de Cabo Verde, très populaire au Cap-Vert, a joué avec elle. Je l’ai côtoyée et elle m’a même encouragée à continuer dans cette direction. Plus tard nous avons partagé des scènes ensemble. Nous étions de la même île, Sao Vicente. Elle m’a invitée chez elle avec ma famille. Sa porte était toujours grande ouverte pour les voisins mais aussi pour les touristes qui rentraient chez elle. J’ai même vu des fans se jeter à ses pieds. C’était surprenant mais également la façon de vivre de Cesaria qui n’avait pas la grosse tête. Elle était très généreuse.

- En recevant votre prix au Cabo Verde Music Awards 2016, vous êtes profondément émue. Quels sont vos pensées à cet instant précis ?

Pour moi, c'est la plus belle des catégories car la Morna, c’est vraiment notre identité musicale et culturelle à travers le monde. J’étais franchement très heureuse. C’est comme une réponse à mes interrogations, à savoir si je pouvais un jour chanter avec l’esprit de la Morna. Mon propre pays reconnait que je sais la chanter, c’est une belle reconnaissance !

- Vos treize chansons de votre opus « Quinta » nous transportent  du début jusqu’à la fin… c’est un des plus beaux albums qui m'ait été donné d'entendre.

Cela me fait très plaisir d’entendre cela. C’est marrant mais Toy Vieira,  qui est le directeur musical, m’a envoyé dernièrement un texto pour me dire qu’il écoutait Quinta… deux ans après l’avoir réalisé. J’ai été surprise, car il m’a dit : « j’aime cet album ». Je ne m’y attendais pas du tout, ce n’est pas son style de faire des compliments ! Lui qui a travaillé avec Cesaria, m’a fait un très beau cadeau. Il a cru en moi. On a travaillé trois semaines ensemble dans un bonheur total au Cap Vert. L’album a été enregistré avec des musiciens qui étaient sur place et bien sûr, qui n’avaient pas le même rythme que nous. Malgré toutes les galères que l’on a pu rencontrer, nous avons eu de nombreux fous rires. Je n’ai jamais eu autant de satisfaction à enregistrer un album. C’est un moment inoubliable !

- Vous vous êtes entourée des meilleurs artistes capverdiens pour réaliser « Quinta », le prochain est pour bientôt ?

Pas tout de suite, je laisse passer 4 à 5 ans entre les albums.

- Comptez-vous rester dans la lignée de cet album ?

Oui je pense, ce serait bien. Je me suis rendu compte qu’il y a de moins en moins d’albums traditionnels au Cap-Vert. Les jeunes écoutent le zouk et n’ont pas envie d’écouter ce style de musique, c’est toujours ainsi. Mais ce qui me fait peur, c’est que la musique traditionnelle tombe dans l’oubli et qu’elle ne soit plus écoutée par le reste du monde. Cesaria a fait connaître notre petit pays grâce à cette musique, alors cela serait dommage. Elle qui a donné la force, l’envie et l’espoir à toute ces chanteuses qui étaient dans l’ombre. Et qui se sont dit, si Cesaria y est arrivée, pourquoi pas moi... Elles sont toutes ses filles spirituelles !

Propos recueillis par Laurence Desmoulin

# Mariana Ramos « Quinta, L’âme du Cap-Vert – Jazz & Samba »
Samedi 11 Mars 2017 / 21h - Espace Canal des 2 Mers à Lespinasse – Payant

 

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