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15 Mars 2018
interview : Abou Diarra, du Mali aux scènes du monde entier
interview : Abou Diarra, du Mali aux scènes du monde entier

Le malien Abou Diarra, joueur de kamélé n'goni hors pair, va faire vibrer le public de l'Espace Canal des 2 Mers, ce vendredi à 21h. Rencontre...

  Votre 4ème album "Koya" porte le nom de votre mère qui vous donne l’envie de chanter…

Oui, ma mère chantait dans les cérémonies et les mariages. Elle me donnait un yabara, petit instrument de percussion et je jouais avec elle. Quand j’étais fatigué, je m’endormais à ses côtés et quand je me réveillais, je reprenais la musique avec elle.

   Votre parcours est extraordinaire, atypique et émouvant...

J’ai beaucoup voyagé à pied. J’ai quitté mon village pour rejoindre la Côte d’Ivoire. Cela m’a pris plusieurs mois. Je m’arrêtais dans chaque petit village et jouais du n’goni pour trouver de quoi manger et continuer ma route. Quand je suis rentré à Bamako, je pensais être le meilleur joueur de n’goni car un ami m’a présenté plusieurs musiciens qui n’étaient pas meilleurs que moi. Puis, on m’a parlé du Vieux Kanté et je me suis rendu à un de ses concerts. Dès que je suis entrée dans le maquis (bar musical), j’ai su que le Vieux Kanté serait mon maître !

  Que gardez-vous de ces moments ?

Il faut beaucoup de courage et de travail pour chaque chose que l’on entreprend. Sur la route, on apprend beaucoup et c’est l’aventure !

   Comment en êtes-vous venu à jouer sur les scènes internationales ?

J’ai voyagé avec mon maître. A sa mort, j’ai poursuivi ma route et rencontré à Bamako de nombreux musiciens du monde entier. Pour l’album An Ka Belebele, des amis en France (dont Maet Charles, sa manageuse) ont décidé de sortir l’album et d’organiser une première tournée, en 2008. C’est comme cela que tout a commencé.

     Pourquoi avoir ajouté des cordes à votre n’goni?

Je voulais reprendre une chanson de Bob Marley. J’ai cherché jusqu’à trouver toutes les notes. Après, mon maître m’a fait jouer plein de morceaux de styles différents pour ouvrir mes oreilles.

   Votre musique dégage beaucoup de sérénité. Elle est comme reliée à la nature. Où trouvez-vous l’inspiration?

J’écoute de la musique tout le temps. J’ai des vieilles cassettes enregistrées à des cérémonies de mariage. Le son n’est pas très bon, mais ça me donne des idées. Et puis, je créé mes morceaux dans ma tête avec les histoires que je vis.

Propos recueillis par Laurence Desmoulin, Dépêche du Midi / Crédit photo, Francois Mallet

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